Étiquette : évaluation

Chronique d’une apprentie – Les outils

Dans le cadre de mon Master RH, j’ai été recrutée par Nadège Wartelle et Marc Low d’une manière qui m’était totalement inconnue. En réalité, c’est assez courant, vous le savez déjà : le cabinet accorde beaucoup d’importance à l’utilisation d’outils pour évaluer le potentiel des candidat·e·s. Nous en utilisons de différents types et sommes toujours à la recherche de solutions plus adaptées et innovantes. Alors moi aussi, après un premier échange, j’ai passé ces fameux tests. J’ai eu droit à un inventaire de personnalité et à deux tests d’aptitude. C’est toujours un peu stressant : on veut faire au mieux et avoir de bons résultats, on se demande pourquoi il faut le faire et ce que ça voudra dire pour notre avenir. Moi, j’avais un peu l’impression que ma vie dépendrait de ce que je répondrais à la question “Aimez-vous rencontrer de nouvelles personnes?” ou encore “Quelle est selon vous l’élément qui complète cette suite de formes : carré, rond dans un carré, trois ronds dans un carré, rond… ?”

Je me suis donc lancée pour la première fois dans ce type d’exercice. Et puis j’ai attendu patiemment le debrief. On m’a expliqué pourquoi ces “tests” sont importants et ce qu’ils montrent de la personnalité du/de la candidat·e et de sa manière de raisonner. Au passage, on m’a dit que j’étais plutôt « intelligente », ce qui m’a un peu donné envie de rejoindre le cabinet.

J’ai alors commencé à travailler au cabinet en janvier. Dès le début une belle opportunité s’est présentée : suivre une formation sur un nouvel outil! Le but était de nous certifier afin de proposer à nos clients cette solution lors de coaching individuel ou d’équipe.

Cet outil, c’est le TLP Navigator. On fait passer un questionnaire aux participant·e·s afin de leur délivrer un “profil talent” basé sur le dosage individuel de quatre couleurs :
• le rouge pour “projet”
• le bleu pour “structure”
• le jaune pour “création”
• le vert pour “relation”

En plus de recevoir notre propre profil nous avons découvert celui de notre d’équipe. C’est une consolidation des forces et faiblesses de chacun d’entre nous. Je sais que vous avez très envie de savoir ce qu’il en est de mon équipe. Un peu de patience, les résultats arrivent…

TLP se concentre sur les forces de l’individu : ce qu’il fait facilement et ce qu’il aime faire. Le but est de déterminer les points où l’individu excelle pour travailler sur ces derniers. Ils sont ce que chacun peut apporter de meilleur dans son environnement professionnel. Après tout, pourquoi se jeter la pierre en se focalisant sur nos points faibles? Par exemple, j’ai un profil TRÈS bleu : j’aime l’ordre et suivre les directives. Je n’ai dans mon profil AUCUN trait jaune. Je ne suis pas dans ma zone de confort lorsque quelqu’un me demande d’être créative. Je pourrais travailler sur cette zone d’évitement mais ne serai jamais excellente à cela. Ou alors, je peux mettre en avant ma force, la rigueur, et en faire profiter mon équipe !

Marc et Nadège sont jaunes. Marc a tous les jours de nouvelles idées (il est dans l’innovation) et Nadège préfère la création. Ce jaune est important pour le cabinet car il le fait évoluer et le démarque de la concurrence. Marc a aussi beaucoup de rouge : c’est un leader qui partage avec nous sa vision et ses convictions pour son entreprise. Nadège a du vert en complément : elle est dans l’instant présent, le relationnel et elle est très flexible. Lydie, a un profil moins étranger au mien : du bleu et du rouge. Elle est capable de produire beaucoup en suivant les process. De plus, son rouge lui permet d’être très “orientée résultat” et déterminée à atteindre ses objectifs. Elle n’est pas rêveuse mais réaliste dans ses choix. Mes trois coéquipiers ont un profil “extraverti”.

Car oui, nous sommes une équipe et elle est assez équilibrée ! Pour moi cela signifie que nous pouvons nous reposer sur les forces de chacun, en tant que collectif nous n’avons pas de lacune dans un domaine particulier. C’est important d’être une équipe équilibrée car cela veut dire que chacun connaît le profil de l’autre afin d’être efficace et de ne pas attendre l’impossible de celui qui ne peut pas. Une équipe permet à l’entreprise d’avancer, comme on dit “Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin”.

Chez nous on dit aussi qu’il est important de travailler en équipe tout en étant autonome : c’est le travail d’un consultant !

Avec ma certification en poche, je me connais un peu mieux ; je n’ai pas été surprise à 100% par mes résultats, j’ai même ri plusieurs fois en me disant “Ha oui oui c’est tout à fait moi!”. Mais j’ai également découvert mon équipe plus en détails et je complète ma mallette d’apprentie !

Charlotte Ziegler

JOURNAL D’UNE APPRENTIE (étape 2)

STUPEUR ET ÉTONNEMENT 

« Nadège tu nous feras un rapport d’étonnement sur tes 2 premières semaines ». Un rapport de quoi ? d’étonnement ? oui bien sûr, aucun souci, c’est comme si c’était fait ! Vite, vite, Google dis-moi ce qu’est un rapport d’étonnement. 5 années d’études après le Bac et je ne sais pas ce qu’est un rapport d’étonnement. J’écris donc cet article en pensant à toutes les personnes qui se reconnaîtront dans cette «détresse», qui crient «Mayday, Mayday», ou celles qui y seront bientôt confrontées.

Toutes les entreprises ne demandent pas à leurs nouvelles recrues un rapport sur ce qui les a étonnées, surprises, interloquées, sidérées. Peut-être parce que toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à entendre : « vous m’aviez dit qu’il y avait une journée d’accueil ; c’est pas un open space, c’est la Gare Saint Charles aux heures de pointe ; où est la Porsche que vous m’aviez promise (bon OK, ça c’est dans mes rêves)? il fallait me prévenir que je dois porter un gilet pare-balles… ».

Forcément on doit prendre des pincettes, on ne peut pas se permettre de tout remettre en question à peine arrivé (sauf cas exceptionnels, je ne donnerais pas de nom). Un œil neuf, qui n’a pas encore été « pollué » par l’ambiance et l’organisation pourra apporter une vision franche et honnête de l’entreprise (bien qu’on se pose quand même la question « est-ce que je peux dire ça ? »).

Les sujets abordés sont variés : les relations humaines au sein de l’entreprise ou avec les clients, l’ambiance, les forces, les faiblesses, l’organisation, l’accueil, la hiérarchie… tout ce qui vous semble pertinent (excepté le fait que vous désirez un bureau plus grand, un nouvel ordinateur et une machine à café perso, pour ça attendez un peu).

Ce fameux rapport est bénéfique pour l’entreprise qui pourra, ou non, prendre en compte les remarques du « cobaye ». Il l’est également pour le nouvel arrivant qui se sentira « valorisé », libre de dire ce qu’il pense (« hé, hé, on me demande mon avis!! ») et aussi mieux intégré.

Ceci n’est pas une rédaction sur votre vie personnelle, il s’agit simplement de quelques pages, du factuel, de l’objectif, voilà ce qui est demandé. Pas besoin de se sentir une âme d’écrivain ou de croire que ce sera publié dans la newsletter de l’entreprise. Il faut aller à l’essentiel et rester pertinent. Ne pas dépasser plus de 5 pages (arrêtez-vous au premier bâillement, c’est le signal).

On retrouve souvent dans les rapports la question « si vous aviez une baguette magique que changeriez vous ? », alors là, attention à votre réponse. Si vous répondez « le PDG » ou « si j’avais une baguette magique je ne serais pas ici » ça commence mal. Un conseil ne vous emballez pas trop et pensez réalisable.

Pour mon premier rapport d’étonnement chez connect RH, j’ai choisi 10 questions que je me suis posée à moi-même (oui, on est plusieurs dans ma tête). Ce qui m’a le plus stupéfaite, étonnée (il faut bien justifier le titre) ? L’ambiance « décontractée » et l’humour (pas toujours bon mais ça je l’ai pas dit) des consultants, qu’on me dise « merci » à chaque fois que je produis quelque chose. Ce que j’ai regretté ? Même pas une corbeille pour mes papiers de bonbons (une grosse corbeille car il y en a beaucoup). L’agréable surprise ? Comment sont reçus les candidats, moi qui imaginais quelque chose de très coincé, en fait pas du tout, c’est sérieux mais pas prise de tête. La multiplicité des prestations que propose le cabinet m’a interpellée aussi, et puis je croyais qu’un consultant en recrutement avait juste besoin de feeling, c’est beaucoup plus complexe que ça finalement.

J’espère les avoir étonnés autant qu’ils m’ont étonnée. Ce rapport a été productif car j’ai pu avoir ma corbeille à papier presque instantanément mais pour la Porsche j’attends toujours… Je comprend pas.

Nadège Wartelle

Tests : connect RH dans le catalogue Hogrefe

Depuis la création du cabinet nous avons tenu à nous appuyer sur des outils performants pour évaluer les candidats et collaborateurs, en complément des entretiens.

Cette volonté implique de forts investissements, en formation comme en achats de tests. Des investissements qui en rebutent beaucoup (et les tests Marie-Claire ça a souvent son charme pour ces derniers). Toutefois, connaissant la prédictivité de réussite d’une évaluation basée uniquement sur un entretien (la plupart du temps non structuré qui plus est), inférieure à 50%, il nous semble toujours étonnant qu’en la matière on utilise des méthodes qui relèvent de la pièce lancée en l’air. Personnellement, après 16 ans de conseil en RH auprès de clients au fort niveau d’exigence, je ne comprends toujours pas comment certains font pour oser dire que leur expérience de recrutement vaut tous les tests, ni comment des DRH réputés sérieux ne vont pas investiguer un peu plus sur les moyens mis en oeuvre.

Nous nous adressons aux plus grands éditeurs afin d’obtenir les outils qui répondent au plus près aux demandes / besoins de nos clients. Ainsi selon les profils des personnes que nous devons évaluer disposons-nous de 5 questionnaires différents sur les comportements au travail (sans parler des tests d’évaluations d’aptitudes). Parmi ceux-ci le QCP de l’éditeur Hogrefe, que nous utilisons pour les profils commerciaux dans le cadre de notre collaboration avec une grande banque. 

Cette confiance commune nous a permis d’apparaître dans le catalogue de l’éditeur. Nous le prenons aussi comme une reconnaissance du sérieux de notre démarche.

Marc Low