Génération Y, génération du chaos ? petit post pour rire

Décidément cette génération n’en finirait plus d’interpeller, le Monde Magazine y consacre encore un article ce week-end (13 avril 2013, « les empêcheurs de travailler en rond », à lire car présentant aussi des idées à contre courant du mainstream). Encore une fois, que le management soit perturbé parce qu’à 25 ans on ne réagit pas forcément comme à 45 est une chose, que l’on parle de révolution en est une autre. Cette génération est celle qui la première a vraiment connu le chômage autour d’elle, etc. etc. Ceci induit d’autres types de comportements que ceux qui prévalaient jusqu’alors, etc. etc.

N’oublions pas cependant que la notion de work life balance date du début des années 70s, que le passage aux 35 heures de la fin des années 90s, et qu’il n’a pas concerné en premier lieu ces Yers qui n’étaient pas encore sur le marché du travail, que ceux nés avant ont commencé (bien tardivement il est vrai) à se poser des questions sur leur devenir professionnel justement parce que confrontés eux-mêmes au chômage… tout ceci a considérablement changé la donne de la relation au travail, sans attendre la génération née à la fin des 70s.

A lire tout ce que l’on peut lire, on comprend que les comportements de cette génération induiraient le chaos dans nos organisations. Et là, le marseillais qui est éveillé en moi depuis plus de 20 ans maintenant fait le rapprochement. Et lux fiat ! Car si avec un peu de snobisme on parle de la Why Generation (prononcer Ouaille Djéneraillchoeune), tout le monde sait bien dans la plus vieille ville de France que le mot « Ouaille » existe et dans un autre sens que celui qui signifierait que cette génération est placée sous la direction d’un pasteur spirituel ! De plus ils seraient individualistes, alors pas question de moutons guidés par un berger éclairé.

Non, le Ouaille à Marseille c’est, poliment écrit, le désordre, l’inorganisation, la confusion (à ce sujet, lire « Conduite accompagnée » de Philippe Carrese pour comprendre jusqu’où cela peut aller).

A voir comme beaucoup se repaissent de cette trouvaille, se font des noeuds au cerveau, on peut effectivement en conclure que, consciemment ou non, cette génération a bien mis le Ouaille.

Marc Low

 

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