Étiquette : recherche d’emploi

Insertion professionnelle et entrepreneuriat

Nous avons choisi de vous présenter régulièrement des entreprises ou des entrepreneurs avec lesquels nous sommes en contact en interviewant leur Dirigeant, DRH… Pour cette première nous sommes allés voir Laurent Laïk, qui dirige le groupe La Varappe depuis plus de quinze ans. Une entreprise presque comme les autres, mais qui intègre totalement la dimension sociale dans son objet. Les habitués de ce blog connaissent la sensibilité que nous avons développée sur la question. Laurent Laïk nous démontre que l’on peut être entrepreneur, libéral quand on parle de concurrence, tout en « faisant » de l’insertion.

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Laurent, vous avez reçu le prix de l’Entrepreneur social par la fondation Schwab et le Boston Consulting Groupe en 2010, dans le jury on retrouvait de grands patrons comme Franck Riboud (Danone), Jean-Paul Agon (L’Oréal), Xavier Huillard (Vinci)… Dans ce cadre, vous avez été invité au sommet de Davos… (voir ici l’interview sur BFM Business).
Qu’est-ce qu’un entrepreneur social ?
Laurent LAIK
Il y a beaucoup de définitions possibles mais pour moi, il s’agit d’un porteur de projet économiquement viable et suffisamment conséquent pour être au bénéfice du plus grand nombre en termes d’impact social. C’est ce que nous essayons de faire avec le Groupe La Varappe qui a pour objet l’insertion de personnes éloignées de l’emploi.


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Cet impact doit pouvoir être mesuré. Pouvez-vous nous donner quelques chiffres qui reflètent votre activité ?
Laurent LAIK
En 2013, nous avons mis en emploi quelques 1 600 personnes, souvent très éloignées de l’emploi.
Cette distance plus ou moins importante de la vie professionnelle, nous la traitons de manière spécifique : La Varappe est un groupe. Ça signifie que plusieurs entités le composent. Ces différentes structures sont organisées à la fois autour d’activités spécifiques et de l’éloignement à l’emploi que peut avoir un candidat.

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Parlez-nous de ces entités :
Laurent LAIK
Évolio: Cette structure s’appuie sur les chantiers ou ateliers d’insertion qui sont souvent « une porte d’entrée » vers un retour à la vie professionnelle pour les personnes très éloignées de l’emploi.
LVD Environnement intervient depuis 1992 dans la gestion d’espaces verts, le traitement des déchets, de l’eau…
Ses clients sont essentiellement des entreprises privées ou des collectivités territoriales, dans le cadre de marché publics.
LVD Énergies a été créée en 2006. Cette entreprise d’insertion s’appuie sur l’ensemble des dispositifs liés aux énergies renouvelables. Dans ce cadre, la société a installé des panneaux photovoltaïques puis a développé, depuis quelques années le projet « HOME », procédé de recyclage de containers en fin de vie.
Avec des résultats équivalents en termes d’isolement et de consommation énergétique aux normes de constructions habituelles, l’entreprise se distingue par des projets esthétiques à des coûts plus avantageux.
Les réalisations sont diverses. Elles vont de la construction d’espaces professionnels comme celui installé à l’attention de Pôle Emploi sur la place de la Joliette à Marseille ou encore comme habitats, qu’ils soient pour les étudiants, les logements sociaux ou même des résidences pour particuliers.
Eureka-Intérim : Il s’agit de la branche intérim d’insertion du Groupe qui représente 67% de son activité.

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La notion d’insertion induit des représentations négatives sur les publics considérés comme personnes à problèmes et donc peu attractives pour une entreprise.
Laurent LAIK
Il est vrai que les représentations sont fortes.
Pour autant, hormis pour Évolio qui œuvre exclusivement en faveur des candidats les plus éloignés de l’emploi, le Groupe fait peu ou pas état de sa vocation d’insertion : L’entreprise cliente doit trouver la même qualité et le même service que chez n’importe quel concurrent.
C’est la force du groupe et c’est de qui en fait son succès.
Pour le seul département des Bouches du Rhône, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2013. Sa croissance était de 13%, malgré un contexte économique dégradé.

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Quel est le secret de cette réussite ?
Laurent LAIK
S’il suffisait d’avoir un secret pour réussir, les choses seraient simples !
Je préfère parler de force. Cette force, c’est d’abord le travail ! Il suffit de venir sur les sites, qu’ils soient le siège, les agences ou les chantiers pour voir, d’abord un personnel encadrant montrer l’exemple du travail, puis des collaborateurs investis dans leur mission.
Pour ces derniers, vous évoquiez ci-avant les représentations négatives qui entourent les problèmes du chômage. Après 25 années d’expérience dans l’insertion et 2 mandats de Président du CNEI (Comité National des Entreprises d’Insertion), je peux rapporter que la majorité des personnes en recherche d’emploi et en situation de précarité aspire à une vie professionnelle réussie.
Personne ne recherche la précarité ! C’est le manque d’opportunité d’emplois qui provoque cette rupture et le drame social du chômage !
S’il faut parler de force, la nôtre réside sans doute dans la recherche de l’innovation, l’entreprenariat au sens pur du terme et la capacité de se réinventer.
Nous pourrions nous satisfaire de nos résultats qui inscrivent aujourd’hui le Groupe La Varappe dans le TOP 10 des entreprises d’insertion en France.
Nous avons choisi d’adapter sans cesse notre projet et de prendre des risques.

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Les risques ne sont-ils pas partagés par les collectivités diverses qui financent le groupe par le biais de subventions ?
Laurent LAIK
Nous bénéficions, comme n’importe quelle entreprise des aides à l’embauche, des marchés publics.
Nous percevons pour la partie associative quelques subventions qui n’excèdent pas au total 10 % de notre chiffre d’affaires.
Nous sommes une entreprise comme n’importe quelle entreprise qui a des clients et des salariés.

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L’insertion est un métier. Comment pratiquez-vous le vôtre pour avoir de tels résultats ?
Laurent LAIK
Nous avons choisi d’avoir un plateau technique réduit et efficace.
Nous investissons essentiellement dans un corps d’accompagnants experts en insertion. Nous avons un Service RH Insertion dédié. L’articulation de ces compétences autour de véritables parcours d’insertion garantit nos bons résultats.

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Quels sont vos projets pour aujourd’hui et demain ?
Laurent LAIK
Ils sont nombreux… rires…
Nous avons mis en place avec La Politique de la Ville de Marseille un projet dit « Circuit Court ». Dans ce cadre, nous organisons des permanences collaboratives avec d’autres structures dans les quartiers de Marseille où le chômage est élevé avec pour objectif de « raccrocher » les personnes hors dispositif et de les positionner sur un emploi direct ou par le biais de l’intérim en nous appuyant sur le projet L2. La première phase est un succès bien que perfectible.
Nous cherchons également à développer notre réseau d’entreprises clientes (350 à ce jour) en répondant à leur problématique de besoin en ressource humaine.
Nous leur offrons l’opportunité de devenir elles aussi des acteurs sociaux et de s’inscrire dans un projet RSE.

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L’entreprise, acteur social ? Expliquez-nous !
Laurent LAIK
Notre relation privilégiée avec les Entreprises et Syndicats d’employeurs nous permet de constater qu’il y a chez la plupart des dirigeants un entrepreneur social. L’exemple du patron de ZARA qui recrute 10 % de ses effectifs parmi les plus démunis, y compris des SDF en est un…
Si on parle de préjugés et représentations négatives, celle du mauvais employeur est également très présente.
Notre proximité avec le monde de l’entreprise nous permet de constater que l’engagement est fort pour l’emploi du côté des recruteurs. Les quelques 3 millions de personnes inscrites au chômage représentent une véritable richesse et un vrai enjeu pour la productivité et l’économie de notre pays.

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Comment expliquez-vous justement l’éloignement qui existe entre les employeurs et les personnes en recherche d’emploi ?
Laurent LAIK
Je n’explique rien. Ce n’est pas mon métier !
J’entreprends !
Cette entreprise se concrétisera d’ici à la fin de l’année par l’ouverture d’une première agence de travail… au cœur du métro Marseillais, sur Castellane.
La RTM libère son espace d’accueil. Nous allons nous y implanter une plateforme d’accueil pour y sourcer des candidats au profit de nos propres entreprises mais aussi pour le compte de nos entreprises clientes.
Le concept « Emploi et Mobilité » imaginé avec la RTM est un message fort pour réduire l’éloignement de l’emploi.
Derrière cet espace de primo accueil que nous voulons dupliquer sur d’autres stations nous entendons créer un espace de traitement des candidatures. Nous recherchons des collaborations avec les partenaires, la cité des métiers, les entreprises…
En fin de compte, peut-être que Marseille n’est pas un problème. C’est tout simplement un enjeu !

Emplois qualifiés, des solutions existent

Malgré de nombreuses absences parmi les inscrits, près de 70 personnes ont assisté le 16 octobre à la présentation de l’étude ÉVOLUTION ET TENDANCE DU MARCHÉ DE L’EMPLOI réalisée par l’IFOP pour Cadremploi et qui se déroulait pour la première fois en douze ans à Marseille. Au nom de Syntec Conseil en Recrutement (SCR) j’ai eu le plaisir d’organiser cet événement avec les équipes de Cadremploi et celles de l’UPE13 qui nous accueillait en ses locaux, Place des Entreprises.

Après une introduction de bienvenue de Madame Elisabeth Coquet-Reinier, Vice-Présidente de l’UPE13 en charge des questions liées à l’emploi et une synthétique (une minute !) présentation de SCR par moi-même, Pierre Jeambar et Stéphane Aucoin de FigaroClassifieds nous ont présenté l’étude.

Une table ronde suivait cette présentation, animée avec une belle dynamique par Sylvia Di Pasquale, Rédactrice en Chef de Cadremploi.

Fernanda Alonso-Gautrais, DRH de Voyage Privé, Thierry Billion, Senior VP – HR de CMA CGM, François-Joseph Viallon, Président de StarDust, et moi-même en étions les intervenants.

Les freins au recrutement ont bien évidemment été évoqués, avec un focus régional sur le Marseille bashing actuel qui a permis de rappeler la campagne lancée la semaine dernière (voir mon précédent billet), mais aussi le manque d’école internationale ou de crèches, le coût des loyers, etc., le soleil 300 jours par an ne fait pas tout. Au cours de la discussion Thierry Billion et François-Joseph Viallon ont tout de même un peu « recadré » les choses en rappelant que, sur un territoire ouvert comme le nôtre, pour un chinois ou un américain, Paris, Marseille, c’est en France, donc la même chose.

A l’écoute des divers intervenants il est clair que des solutions existent pour rendre nos entreprises plus attractives, le concept de marque employeur a évidemment été mis en avant, « à condition que la promesse soient tenue » souligne, et même insiste, Fernanda Alonso-Gautrais qui nous avait déjà fait l’honneur d’être le grand témoin du dernier petit déjeuner de connect RH en juillet sur ce thème justement. Rien de pire en effet que ce décalage entre ce qui est vendu au candidat et la réalité qu’il découvre, notamment à l’heure d’une « utilisation croissante des réseaux sociaux » remarque Thierry Billion. Ce dernier note aussi l’importance de savoir conserver ses talents et de suivre de près des indicateurs comme le turn over (3,5% chez CMA CGM) ou le taux d’absentéisme (2,8% chez le transporteur maritime). François-Joseph Viallon, qui dirige une start up dont la croissance annuelle des effectifs est de 100%, insiste lui sur la nécessité de « partager les succès », plus facile à réaliser dans une structure de 32 collaborateurs que dans un groupe de 20.000, quoique… L’idée est que tout ce qui peut renforcer la fierté d’appartenance en interne est bon pour le recrutement de talents externes. L’un des résultats de l’enquête réalisée localement* montre pourtant que la moitié des entreprises ne font rien de particulier pour chercher à attirer les candidats de qualité (et pourtant 90% d’entre elles éprouvent des difficultés et 40% ont déjà abandonné un recrutement).

J’ai conclu ces 45 minutes de débats en soulignant la dynamique du territoire et de sa représentation économique, qui sait aller au-delà de la contrainte « d’un temps politique qui n’est pas le même ». Les solutions existent, elles sont en grande partie à développer au sein même des entreprises. Ces échanges furent très riches – je ne peux les retranscrire ici dans leur globalité -, ils représentent aussi le début d’une réflexion à poursuivre.

         

Le mot de la fin fut pour Gabriel Descat, Directeur général de l’UPE13, qui a rappelé l’engagement de son organisation pour l’emploi. La Place des Entreprises était donc the place to be ce jeudi, de nombreux contacts ont aussi été pris entre les participants. Avec cette manifestation et l’accueil très positif qu’elle a reçue, l’idée pour ses organisateurs est maintenant de poursuivre la dynamique créée autour de la question. D’autres événements sont donc à prévoir. A suivre…

Marc Low

* Pour préparer cette matinée, nous avions préalablement interrogé les Chefs d’entreprise et DRH des Bouches-du-Rhône sur les difficultés qu’ils éprouvaient pour trouver des talents. Il est évident qu’avec 51 entreprises répondantes seulement cette enquête ne peut avoir de valeur statistique. Il s’agit donc juste d’une indication.

Insertion

En complément de mon article de février (voir ici), et à nouveau parce qu’un (joli) dessin vaut mieux qu’un long discours, voici très concrètement les résultats obtenus par « 100 chances – 100 emplois », association qui a pour objectif d’aider des jeunes issus de Zones Urbaines Sensibles à trouver des solutions vers l’emploi.

75% de sorties positives, parmi lesquelles 17% en CDI. Sans que cela ne coûte un centime de plus à la collectivité ! Parmi ces jeunes, de très belles personnalités, de vrais talents, qui n’avaient besoin que d’un coup de pouce pour avancer. D’autres pour lesquels cela est plus compliqué, d’autres enfin qui décrochent, c’est aussi vrai.

Ceci démontre néanmoins que dans la majorité des cas la solution est bien dans les entreprises. C’est par l’engagement de toutes celles qui contribuent à ce projet que les choses avancent, sans grand discours, sans agitation. Merci encore à Didier Coulomb de Schneider Electric d’avoir initié cette aventure. De nombreuses entreprises y participent, je vous propose aussi de faire en sorte que nous n’en soyons qu’au début, en participant à ce travail. Si  le Groupe des Eaux de Marseille, Saint Gobain, Leroy Merlin, Vinci Construction, Dalkia, Adecco, Bureau Veritas, EDF, AG2R La Mondiale, SNEF, j’en oublie, sont là, pourquoi pas vous ?

Marc Low

www.100 chances-100 emplois.org

Economie Sociale et Solidaire

Dans les engagements  du cabinet nous avons inscrit notre volonté d’accompagner des structures d’insertion par l’économique. De quoi parle-t-on et pourquoi ?

Loin de l’emploi

Derrière les chiffres dont nous sommes abreuvés : nombre de chômeurs, de personnes dans la précarité, de mal-logés, de sans-abris… il y a des individus. Avec parfois des problématiques qui les éloignent de l’emploi : formation, logement, alcool, autres addictions… Ne jamais porter de jugement sur ces personnes, parmi elles on compte aussi des cadres qui se sont retrouvés au chômage après la fermeture de leur entreprise, cette situation a entraîné un divorce, suivi d’une addiction aux anxiolytiques et/ou à l’alcool… Le cercle on ne peut plus vicieux. Cela arrive aussi.

Les entreprises d’insertion par l’économique ont pour objectif d’aider ces personnes à (re)trouver  le chemin de l’emploi. Dans le cadre d’un contrat spécifique elles vont apprendre un métier (souvent l’entretien d’espaces verts, dans le BTP, la restauration…), mais aussi (et surtout) les règles de vie de l’entreprise : arriver à l’heure, dire bonjour, respecter les autres, etc. des bases oubliées ou jamais mises en œuvre. Ces contrats sont très encadrés, ils bénéficient d’aides publiques et ne doivent pas fausser les règles de la concurrence, des objectifs sont fixés en termes de solutions pérennes (sortie vers un CDI, un CDD de longue durée, une formation…). Vous pourrez trouver des informations bien plus complètes sur le site du Comité National des Entreprises d’Insertion.

17 années d’engagement

En 1997 l’entreprise que je venais de quitter, Darty, était très engagée auprès d’un réseau d’entreprises de ce type : ENVIE (pour Entreprise Nouvelle Vers l’Insertion par l’Economique). Son ancien Dirigeant, Philippe Francès,  était d’ailleurs l’un des fondateurs de la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) en 1993. J’ai rejoint le réseau ENVIE pour développer un projet de récupération des déchets électriques et électroniques en fin de vie afin de les dépolluer (métaux lourds), d’en extraire la matière valorisable (or, cuivre…) et d’envoyer en déchetterie ultime ce qui devait/pouvait l’être. Trop tôt en termes de marché. D’autres ont très bien réussi depuis.

Depuis cette époque et malgré un parcours professionnel qui m’en a éloigné, je suis resté impliqué dans ces activités.

Dans la vraie vie

En créant connect RH j’ai donc voulu inscrire le cabinet tout entier dans cette voie. C’est ainsi que nous sommes partenaires à Marseille de l’initiative 100 chances – 100 emplois. Créée sous l’impulsion de la Fondation Schneider Electric, l’association a pour objectif d’aider des jeunes de 18 à 30 ans, issus de Zones Urbaines Sensibles et exprimant très clairement leurs motivations à bénéficier d’un parcours personnalisé d’insertion professionnelle. Le site présente très clairement le dispositif. A Marseille, sur 92 jeunes suivis, 50 sont aujourd’hui en emploi ou en formation. On est ici dans le concret, dans le réel.

Traditionnellement les cabinets de recrutement suivent, sélectionnent, accompagnent, des populations de cadres (ou futurs cadres). Sur le plan économique cela est totalement justifié, les entreprises investissent sur ces profils. C’est le cœur de métier de connect RH. Ce que nous aimons faire, beaucoup témoignent que nous le faisons bien d’ailleurs. Cela laisse peu de temps dans une semaine de travail.

Contrairement aux autres  entreprises de cette initiative (Eaux de Marseille, Leroy Merlin, Vinci, Saint Gobain, AG2R La Mondiale, EDF…) nous ne pouvons pas apporter de solution de stage, de formation en alternance ou de CDI à ces jeunes. En revanche nous pouvons leur apporter notre savoir-faire en termes d’entretien de recrutement, de rédaction de CV. Nous pouvons les guider vers notre propre réseau. Nous pouvons les préparer à la veille d’un entretien de recrutement. Là aussi nous sommes dans le concret.

Apporter sa pierre à l’édifice

Il ne s’agit pas de se faire du bien en faisant du bien, de s’acheter une bonne conscience. Nous sommes juste comme le colibri qui apporte sa contribution à la lutte contre l’incendie de forêt avec ses deux gouttes d’eau dans le bec. Il s’agit d’apporter ses compétences à des personnes qui ne peuvent en bénéficier habituellement. Il s’agit d’être dans l’action, et dans celle qui fonctionne, qui ne mobilise pas des fonds publics à perte dans le seul but de rappeler avant les élections combien on a dépensé (Mesdames, Messieurs les politiques, je vous salue).

Contribuer à trouver des solutions pour 50 jeunes à Marseille (ce n’est qu’un début) c’est contribuer à donner de l’espoir à bien d’autres. Ces jeunes sont très motivés, ils démontrent qu’en ne cédant pas à la facilité d’aller se plaindre, qu’en refusant d’être toujours en demande sans rien donner en échange, qu’en exprimant une motivation forte, on peut avancer. Ces jeunes peuvent être des exemples. Il nous appartient donc à tous de les accompagner, d’entretenir cette flamme qui est encore allumée en eux. Avons-nous le droit, chacun à son niveau et avec ses moyens, de ne pas agir ? De mon point de vue, non.

Join us !

Ceci répond à la question de savoir pourquoi cet engagement. Ce billet a aussi pour vocation d’inviter celles et ceux qui auraient envie de se sentir concernés à rejoindre des initiatives comme 100 chances – 100 emplois. Que des entreprises comme celles citées, auxquelles on peut ajouter Adecco, la Société Générale, SNEF, Pigier – pardon à celles que j’oublie –, s’impliquent dans un tel projet en démontre le bien-fondé. Je suis à la disposition de celles qui souhaiteraient en savoir plus sur la question.

Marc Low

PS : après l’éthique dans le recrutement, du bon usage des tests, l’exclusion des femmes atteintes de cancer, etc., encore un billet militant. Il est totalement assumé. C’est pour cela que nous avons créé sur ce blog une rubrique « pensées out of the box ».

 

Le Prix du Livre RH Sciences Po – Le Monde

Une opération initiée et réalisée en collaboration avec Syntec Conseil en Recrutement. Le prix est attribué cette année au livre Les Chômeurs de Moulinex, par Manuella Roupnel-Fuentes (PUF). Voir le communiqué du Monde. L’une des conclusions est la nécessité d’individualiser le suivi des salariés, cela n’était pas évident ?

J’ai eu le plaisir de participer au jury il y a 5 ans, beaucoup de travail de réflexion et (donc) beaucoup de plaisir. A l’époque nous avions récompensé un livre portant sur la jalousie au travail…

retour sur une info récente

J’ai eu le plaisir récemment d’être interviewé par 20 minutes. L’objectif était de donner 5 conseils sur trois questions. Cette opération fut réalisée juste avant que le journal ne mette en place un chat auquel participa aussi un représentant de l’Onisep.

L’idée est là aussi de ne pas se poser en donneur de leçons, mais si cela peut servir…

Retrouvez ces trois interviews ici :

http://www.dailymotion.com/video/xoh98p_video-5-mythes-sur-la-recherche-d-emploi_news

http://www.dailymotion.com/video/xofus7_5-erreurs-a-ne-pas-commettre-sur-les-reseaux-sociaux_news

http://www.dailymotion.com/video/xoeqmd_5-astuces-pour-se-faire-recruter-sur-le-web_news