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Conférence sur la Génération Y

J’ai eu le plaisir d’intervenir au cours d’un séminaire des équipes de Total Lubrifiants qui se tenait à Athènes en juin. J’ai présenté une conférence sur les Génération Y et Digital Natives, reprenant l’un des mes thèmes favoris : « ce n’est pas la même chose » même si intellectuellement il est confortable de les confondre (pour ceux qui aiment ce type de confort donc). Il est pourtant très facile de démontrer que la Génération Y, née entre la fin des années 70s et le début des 90s n’a rien à voir avec la révolution numérique et a bien grandi dans un monde analogique, celui du VHS, du MyFirstSony à K7, celui du téléphone toujours filaire… j’ai assez écrit sur ce blog même à ce sujet.

Les équipes venaient du monde entier, s’ils ont pu être intéressés par la problématique, pour la plupart cette notion de Génération Y était quasi inconnue. Ceci démontre encore une fois que nous avons monté en émulsion (au vu de mes interlocuteurs je choisis ce terme technique en lieu et place de mayonnaise) un phénomène somme toute assez classique d’incompréhension entre générations. Nous évitons ainsi de nous poser les bonnes questions sur nos propres pratiques managériales.

 

J’avais travaillé sur un phénomène qui voit dans l’entreprise l’espace-temps à la fois se contracter (vitesse des communications, des transports, vision court-termiste de certains dirigeants d’entreprise [sans parler des politiques]) et se distendre (il est tellement simple de retrouver des connaissances d’il y a 30 ans par exemple). Les questions posées dans l’heure qui suivit la présentation ont aussi beaucoup tourné autour du Big Data et sur son utilisation par les Digital Natives (DN). Je ne peux alors m’empêcher de faire le lien avec la sérendipité qui caractérise ces DN (le maître-mot pour les comprendre selon moi). il s’agit donc d’un sujet à creuser prochainement. A suivre donc…

Je profite de ce billet pour remercier encore les équipes de Total Lubmarine (Norbert, Jean-Philippe, Catherine…) pour les belles rencontres que j’ai faites là-bas et l’intérêt qu’ils ont porté à mon travail.

Marc Low

 

 

Interview Marc Low dans le magazine des ECPA

 Cliquer sur l’image pour accéder à l’article dans son intégralité.

Depuis le début chez connect RH nous promouvons une utilisation « saine » des tests dans les prestations RH. Cette interview nous donne l’occasion d’exprimer encore une fois notre attachement à la formation des consultants et aux règles déontologiques défendues par Syntec Conseil en Recrutement.

Marc Low

Sécurité informatique et Génération Y

Récemment contacté pour participer à une étude pour Citrix sur le sujet de ce post, j’ai tenu à intégrer dans cette étude une différenciation entre Génération Y et Digital Natives (« petite poucette »), c’est ainsi que le sondage fut administré.

Cette enquête a fait l’objet de divers articles, dans 01net.com par exemple (ici).

Je vous livre ici quelques remarques envoyées à la lecture des résultats :

Préambule

Pour borner la Génération Y la fourchette présentée est souvent très large : elle commencerait entre 1975 et 1982, pour aller de 1991 à… certains parlent d’adolescents comme étant des « Yers ». Si le début date de 1975, la Génération X est véritablement perdue puisqu’elle n’aura eu qu’une petite douzaine d’années pour elle. Le consensus se situe plutôt autour de 1977/1978, pour aller vers 1991/1992 (sortie du premier IBM PS1, de la Nintendo Gameboy, du GSM…).

Viendraient ensuite les digital natives (DN), autochtones du numériques, nés avec un ordinateur à la maison. Parmi ces derniers on peut même distinguer des 1.0 et des 2.0 : ceux qui ont grandi en regardant des cassettes VHS et en appelant leurs grands parents avec un téléphone encore filaire, ceux qui avaient deux écrans à la maison, d’une part, et ceux véritablement nés à l’ère du numérique (cette image vue sur internet d’un enfant qui tient à peine assis et tente d’agrandir une photo de journal en écartant ses index comme on le fait sur une tablette) ; ceux qui, entre télévision, ordinateur de bureau, ordinateur portable, consoles de jeux portables, smartphones et tablettes, ont parfois une dizaine d’écrans pour une famille de deux enfants, d’autre part. Ces derniers sont nés après 2000.

On assimile en effet souvent la Génération Y a une génération du numérique. Ceci est très tentant (et même réconfortant) pour expliquer des comportements qui échappent aux aînés, mais s’avère contradictoire avec la réalité qu’il n’est pas nécessaire de réécrire. Malgré quelques heureux possesseurs d’Amiga 500 ou d’Amstrad 6128+, cette génération a grandi avec des produits analogiques à l’instar des DN 1.0. Il n’y a pas eu la rupture souvent décrite. Les Y ont plus rapidement assimilé les nouvelles technologies que les X, de la même manière que ces derniers ont plus rapidement assimilé l’utilisation du micro-ondes et de la télécommande que leurs aînés, lesquels ont plus rapidement pris l’habitude du lave linge, etc., nous pouvons remonter ainsi assez loin.

La nécessité de l’utilisation des produits technologiques par toutes les générations est cependant une réalité. Les générations Y et suivantes ont « moins le droit » de s’y soustraire (car heureusement on peut s’y soustraire dans bien des cas), marché du travail oblige notamment. Pour avoir travaillé sur les usages liés aux nouvelles technologies cette étude présentait un réel intérêt de mon point de vue. Il me semblait aussi important de vérifier s’il pouvait exister une évolution dans les comportements entre les Y et les DN dans leurs approches. Certains résultats m’ont surpris :

Des différences significatives dans les comportements H/F

? Dans la connaissance des technologies informatiques :
90% des hommes (auto)évaluent leurs connaissances comme importantes (61%) ou très importantes (29%) contre 77% des femmes (68% et 9%). S’agit-il ici d’une posture ? Peut-être un peu, mais l’attrait pour les produits et métiers techniques reste aussi plus important chez les garçons que chez les filles (28% des élèves ingénieurs sont des femmes en 2011-2012).

De la même manière 88% des hommes savent ce qu’est le Cloud (71%) ou en ont entendu parler (17%), alors que seulement 39% des femmes déclarent savoir ce qu’est le cloud et 39% en ont entendu parler, soit un décalage de 10 points au total.

Parmi ceux qui savent ce qu’est le Cloud, 46% des femmes l’utilisent, contre 56% des hommes.

? Moins de conscience des problèmes informatiques chez les femmes ?
28% des femmes de 23/35 ans déclarent avoir rencontré des problèmes informatiques, contre 34% des 15/23 ans et 35% des hommes.

Les femmes sont moins équipées d’antivirus pour mobile (13% vs 23%), d’ailleurs les hommes sont plus craintifs pour leur téléphone portable que les femmes 23% vs 14%. Les deux générations ont les mêmes comportements.

Mais aussi des différences parfois entre Y et Digital natives

Les Y craignent plus la panne informatique que les DN : 65% (H 68% ; F 62%), vs 54% (H 61% ; F 46%).

De la même manière les DN craignent moins le vol de données personnelles (70%) que les Y (79%), le risque de piratage de la carte bancaire (61% vs 75%), mais paradoxalement plus celui de données professionnelles (21% vs 12%).

Parmi ceux qui savent ce que c’est, le cloud est plus utilisé chez les Y (59%) que chez les DN (45%).

Protection

Le mobile est un équipement pour lequel les personnes interrogées ne craignent pas le piratage : 76% ne sont pas équipées d’un antivirus, pas de différence selon le genre et la génération.

Les conseils de sécurité écoutés proviennent principalement de la télévision et du web : 76% (28% + 48%). Les plus jeunes sont plus sensibles aux messages télévisés que les Y (32% vs 25%), le plus notable est la différence de comportement H/F : pour 56% des hommes le vecteur principal est le web, loin devant la télévision : 21% ; on est plus proche de l’équilibre des sources d’information chez les femmes, avec 40% en faveur du web et 36% pour la télévision.

Globalement tous tiennent compte des messages d’alerte même si les DN y semblent moins sensibles 8% vs 14% pour les Y.
L’association entre stockage des données sur les réseaux sociaux et services de type Dropbox ne semble pas se faire : 51% y stockent des données, dont 13% de données professionnelles.

33% considère avoir déjà rencontré des problèmes de piratage (seulement ?).

Marc Low