Catégorie : Vie du cabinet

Petit déjeuner du 8 mars 2017

Innover et entreprendre se conjuguent aussi au féminin

Tel était le thème du dernier Petit Déjeuner connect RH – IAE Aix-Marseille qui s’est tenu le 8 mars. Un thème en phase avec nos préoccupations de RH : évaluer (l’esprit d’innovation, celui d’entreprendre) et aussi ne pas discriminer. Nous l’avions qualifié de « plus grand de nos petits déjeuners ». En effet nous étions reçus pour l’occasion au Jardin du Pharo, siège de la plus grande université francophone du monde, et ce n’est pas une galéjade marseillaise, Aix-Marseille Université (AMU) avec ses 77.000 étudiants et ses 8.000 collaborateurs détient cette position enviable.

Comme toujours de nombreuses entreprises étaient présentes, de grands groupes : la Caisse d’Epargne, le Crédit Agricole, la Banque Martin Maurel, la Société Générale (le sujet intéressait les banquiers apparemment), CMA CGM, Enedis, Gemalto, SNEF… de belles PME locales : Oreca, Fives Pillard, TechoPlus Industrie, La Varappe… et aussi des institutions CCIMP, UIMM Alpes-Provence. Geneviève Maillet, la Batônnière du Barreau de Marseille, nous a aussi honorés de sa présence.

Notre hôte du jour, le Président Yvon Berland a accueilli la cinquantaine d’invités dans la (très belle) salle du Conseil pour ensuite passer la parole à Virginie de Barnier, Directrice de l’IAE Aix-Marseille et Philippe Brun, DRH Monde de STMicroelectronics, nos deux grands témoins. 

  

Dans sa présentation de l’IAE, Virginie de Barnier a d’abord rappelé sa position de premier centre de recherche en France avec 150 thèses doctorales soutenues en 4 ans. Les statistiques qu’elle a ensuite montrées représentaient un fort intérêt pour le recruteur que je suis. Je défends en effet la position d’une égalité de rémunération à l’embauche entre hommes et femmes. C’est un constat que je fais depuis 17 ans maintenant, je n’ai jamais vu un client augmenter ou baisser un salaire d’embauche en fonction du genre. D’après les chiffres exposés, concernant les alumni de l’IAE, si le taux d’emploi en sortie et les salaires sont sensiblement équivalents, les avantages (voiture de fonction par exemple) que réussissent à obtenir les hommes sont significativement supérieurs, de plus de 20% ! Autre donnée intéressante, la proportion des femmes (toujours pour les diplômés de l’IAE) parmi les entrepreneurs est de 25%. Elle est de 33% en France.

Il semble alors pertinent de rappeler que l’innovation et l’entrepreneurship ne sont pas des valeurs intrinsèques liées au taux de testostérone. Si aucune étude ne le démontre à ce jour, pour être toutefois complet je ne peux pas ne pas évoquer le paradoxe norvégien, ainsi que l’a fait Philippe Brun. La question est culturelle : en France moins de 30% des ingénieurs sont des femmes. 50% en Chine ou en Inde. Qui est le plus évolué ? Des chiffres que l’on retrouve d’ailleurs dans les dépôts de brevet, 29% en France pour les femmes, la moitié en Chine ou en Corée du Sud. Sans parler des « oubliées » des prix Nobel, moins de 5% de femmes sur les 900 « nobélisés », dont seulement 17 pour des scientifiques (dont 2 pour Marie Curie !).

Philippe Brun a commencé par rappeler l’importance de l’innovation dans un groupe comme STMicroelectronics, 20% du chiffre d’affaires y est consacré. La vision mondiale que lui confère sa position lui fait poser la question de la mise en place de politiques volontaristes en termes de mixités, au pluriel car au-delà de la question du genre, pour comprendre que la diversité doit être considérée comme une richesse pour l’entreprise. Une fois le constat, admis par tous les présents, de la dimension culturelle de la problématique, liée à l’éducation, au système scolaire, à la façon dont l’information est véhiculée, etc. l’idée est d’impulser un volontarisme qui fait ouvrir les portes plutôt que de les refermer.

Ceci ne doit pas impliquer la mise en place de politiques de discrimination positive, quand bien même la loi peut parfois aider à rééquilibrer les choses ; ainsi celle qu’a faite voter la Députée Marie-Jo Zimmermann, qui fixe un minimum de 40% d’un genre dans les conseils d’administration des entreprises de plus de 500 salariés (traduit bien souvent par 40% de femmes dans les CA).

Les échanges d’expérience ont continué à enrichir le débat, c’est bien l’objectif de ces rendez-vous. La note positive est que les participants semblaient assez unanimes pour dire que malgré tout ils ressentaient une amélioration sensible parmi les plus jeunes.

Souhaitons le, et si ce n’est pas pour des raisons morales, alors que ce le soit parce que les entreprises ont besoin d’ingénieurs, d’entrepreneurs, et puisque les contingents masculins ne suffisent pas…

  

Marc Low

 

connect rh-syntec-2016

Opération "Coup de pouce"

Depuis 2008 et chaque année Syntec Conseil en Recrutement organise une opération destinée à des cadres en recherche d’emploi. Une cible spécifique est définie : jeunes diplômés, « seniors », en recherche depuis plus de 6 mois… Chaque personne est reçue individuellement pendant une heure par un Consultant accompagné d’un DRH qui se mobilise aussi pour l’occasion.

La dernière opération s’est déroulée le 8 novembre. Au sein de connect RH nous avons ainsi rencontré 12 personnes ce jour-là. Nous leur avons apporté des conseils divers : rédaction du CV, de la lettre de motivation, présentation lors de l’entretien, pistes à explorer, etc. L’idée est de les faire profiter de notre expérience de recruteur, de les « rebooster » dans leur recherche d’emploi. Il s’agit juste d’un geste bénévole, qui permet aux cabinets et entreprises participant de s’inscrire dans une action de solidarité, aucun retour n’est attendu. Je dois pourtant avouer que quand je reçois ceci quelques mois plus tard (hier soir en fait, le 2 mars) cela fait assez plaisir :

« Bonjour Monsieur,

Nous nous sommes rencontrés dans vos locaux le 8 novembre 2016. J’ai apprécié la teneur de nos échanges.

Vous étiez convaincu que je retrouverais un poste, dans un délai raisonnable, mais au moins 6 mois. Je ne vous ai pas caché un certain scepticisme. Néanmoins force est de constater que vous aviez raison.

Je commence un nouveau challenge le 6 mars dans une PME dans le Gard. Pas dans mon secteur de prédilection, l’industrie, mais une belle PME dynamique dans l’agro-alimentaire. Mon salaire a subi une baisse substantielle, mais avec le temps et si les projets de croissance se concrétisent, je devrais retrouver un niveau de rémunération plus important. Mais je suis heureux de ce nouveau challenge et des perspectives qui sont plus importantes que le strict paramètre de la rémunération.

Espérant avoir le plaisir de vous rencontrer à nouveau, bien cordialement, »

Merci donc à Bruno V. qui nous a écrit, à Laurent Allard, Directeur Talents et Culture du Sofitel Marseille Vieux-Port, qui l’a reçu avec moi, ainsi qu’aux autres DRH qui sont venus et à mon équipe.

Marc Low

connect-RH-IAE-Aix-Marseille

Petit déjeuner du 13 décembre 2016

Le dernier petit déjeuner connect RH / IAE Aix-Marseille de l’année s’est tenu dans les locaux de Puyricard sur le thème : « Les valeurs (s)ont-elles encore une valeur ? ». Plus de trente participants, d’une vingtaine d’entreprises, ont alimenté les échanges.

60% des grandes entreprises possèdent un document mentionnant leurs valeurs. Écrites ou non, elles auraient pour objectif d’attirer, de fédérer, d’animer. Définir ce que sont les valeurs d’une entreprise est en soi un exercice délicat. Le respect en est-il une ? Oui répondent certains. Doit-elle être mise en avant ? Ici les avis divergent, n’est-on pas sur une valeur humaine fondamentale qui transcende celle de l’entreprise et donc n’a pas besoin d’être définie comme telle ? De même la recherche de performance n’est-elle pas intrinsèquement (même implicitement) liée au contrat de travail ? Quelle entreprise demanderait à ses collaborateurs de ne pas être performants ?

Le choix du grand témoin, Magali Avignon, CEO de mychezmoi.com, est étroitement lié au sujet. Au sein de l’agence immobilière en ligne (e-mobilière ?), avant même l’analyse de ses compétences, chaque collaborateur est recruté sur son adhésion aux valeurs de l’entreprise. Pourtant celles-ci ne sont pas affichées. Inutile si elles sont véritablement mises en œuvre et si le top management se montre exemplaire et proche des équipes nous explique la Dirigeante. Ces valeurs se traduisent concrètement par une volonté de favoriser le « bien-être » au travail, qui passe aussi par des aménagements spécifiques, une souplesse sur les temps de travail, par un dialogue constant avec la hiérarchie. La mise en œuvre de telles actions est facilitée par la taille de l’entreprise, une centaine de collaborateurs à ce jour.

Réussir la même chose dans un grand groupe serait donc une gageure. Il semble pourtant que cela soit le cas chez Ricard, avec un PDG qui se fait fort d’être présent, même ponctuellement, de ne pas manquer les occasions de rencontre avec les collaborateurs. Chez Ricard également les valeurs sont portées sans être affichées. Serait-ce plus facile quand l’image du fondateur (de son petit fils aujourd’hui) est si emblématique ?
C’est en tout état de cause un élément à prendre en compte. Chez CMA CGM les valeurs sont affichées, et pourtant l’entrepreneurship et la loyauté, qui ne le sont pas, sont aussi un ciment (rôle fédérateur) de l’entreprise, très étroitement lié à la personnalité de son dirigeant et à la structure encore familiale du groupe.

Les valeurs souhaitées par les dirigeants sont-elles celles ressenties par les salariés ? Les valeurs « internes » (socle identitaire commun) d’une entreprise sont parfois en déphasage avec celles « externes » qui ont pour objectif de promouvoir son image et soigner sa réputation, notamment auprès des candidats qu’elle souhaite attirer.

L’entreprise peut aussi demander à ses collaborateurs de définir ses valeurs, ainsi Kaporal qui a organisé des workshops sur la question. L’appropriation en est forcément facilitée. Là encore la taille de l’entreprise favorise cette proximité.

Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles dans un groupe mondialisé comme le Crédit Agricole, la définition des valeurs est régionale. La question de la définition de valeurs communes et de leur maintien se pose effectivement quand il y a confrontation de cultures différentes, ou des évolutions de structures. C’est le cas pour Airbus Helicopters par exemple, issue d’une culture et de valeurs d’Eurocopter, et qui rejoindra prochainement la marque mondiale Airbus.La définition des valeurs, quel qu’en soit l’auteur, leur affichage ou non, ne représentent rien sans des managers qui les font vivre au quotidien.

 

 

 

 

 

 

Plus que des valeurs, au sein de La Varappe, groupe d’entreprises d’Insertion par l’Économique, on évoque la notion d’ADN. Difficile en effet de transmettre des valeurs d’entreprise aux personnes les plus éloignées de l’emploi pour leur expliquer dès qu’elles sont « employables » que leur avenir est ailleurs.

Encore une fois le temps a manqué pour aller au bout des réflexions. Ces petits déjeuners sont effectivement un lieu d’échanges et non pas un think tank. D’autres questions sont ainsi restées en suspend, notamment combien de valeurs doit-on définir ? Ou bien, puisqu’il n’existe pas d’outils pour confronter les valeurs d’une personne à celle d’une entreprise comment évaluer leur adéquation ?

Nous aborderons ainsi un nouveau sujet le 8 mars, le petit déjeuner se déroulera dans un lieu prestigieux : Le Palais du Pharo, où nous serons accueillis pas Yvon Berland, Président d’Aix-Marseille Université et deux grands témoins, à découvrir bientôt.

Nadège Wartelle

Petit déjeuner du 28 avril 2016

Habituellement lorsque nous organisons notre rendez-vous trimestriel, nous choisissons en premier lieu le grand témoin, puis avec lui nous définissons le thème. Cette fois nous avions le sujet, nous voulions échanger sur l’entrepreneurship, il ne nous restait plus qu’à trouver notre « tête d’affiche ». J’avoue que le choix de Ludovic Turac, Chef étoilé d’Une Table au Sud, s’est imposé à moi comme une évidence* (et j’avoue aussi l’avoir un peu imposé à l’équipe, qui ne l’a pas regretté) : il nous fallait avoir un véritable entrepreneur bien sûr, mais je souhaitais aussi sortir des sentiers battus de nos clients habituels. Cette personne devait pouvoir s’ouvrir dans un discours non convenu, il fallait du vécu ; pour la théorie nous apportions la matière. Il fallait donc aussi une personne médiatique pour intéresser nos invités.

A 22 ans Ludovic Turac faisait la deuxième saison de Top Chef (ah cette malheureuse sole meunière en dernière chance !), à 24 ans il rachetait le restaurant dans lequel il travaillait, une des meilleures adresses de Marseille,un an plus tard il devenait le plus jeune chef étoilé de France au Michelin. Respect.

Nous nous sommes donc retrouvés au Cercle de Garnison de Marseille le 28 avril avec une belle représentation des diverses entreprises de la zone. Plus de 30 personnes dans ce très bel endroit, une douzaine ayant malheureusement renoncé face aux difficultés d’accès à Marseille ce matin-là.

Au-delà d’un invité particulier ce petit déjeuner avait aussi pour particularités d’être suivi pa

r un photographe professionnel, Lionel Fourneaux, et d’être pris en notes par Patrick Zimbardo (mon co-Directeur de thèse), spécialiste du mindmapping qui établira une cartographie des échanges (à venir).
Lorsque l’on interroge le Chef sur ses motivations le premier mot qui lui vient à l’esprit est « passion », pour lui le reste suit simplement. Il lui était absolument nécessaire de devenir son propre patron pour pouvoir s’exprimer comme il le souhaitait, s’affranchissant de son « maître », Lionel Lévy : « je le vénère mais il fallait que je fasse ma cuisine »
Bien évidemment nous avons aussi entendu toutes les difficultés à rassembler les sommes nécessaires à l’investissement, les choix difficiles liés à la nécessaire réduction des effectifs au départ, le fait d’être attentif à la moindre dépense, tout en devant conserver la même exigence extrême. Mais nous avons eu aussi une belle leçon de management, pas une leçon intellectualisée, du vécu sur l’évolution de ses comportements entre son poste de n°2 et celui de chef d’entreprise. Une position où il a appris à être plus patient, plus à l’écoute, plus responsable de ses équipes. Et qui voit d’ailleurs sa sous-Chef reproduire ses propres modes de fonctionnement antérieurs.

Nous avons apporté du contenu théorique sur les qualités qu’il faut réunir – et que nous savons parfaitement mesurer – pour posséder cet esprit d’entreprise (au sens de entreprendre), et à l’écouter le Chef les possède, que l’on parle de confiance en soi, d’assertivité, d’esprit de compétition, etc. (10 traits de caractère évalués à partir des comportements au travail). Cet apport était nécessaire pour alimenter les échanges, mais l’intérêt de ces derniers a bien résidé dans la personnalité très attachante (désolé pour ce jugement de valeur peu en phase avec nos pratiques mais totalement assumé) de notre grand témoin. il fut bien évidemment aussi interrogé sur l’expérience Top Chef, « un concours de cuisine, pas une émission de télé-réalité », qui a eu pour vertus de le faire progresser dans ses techniques avant toute chose, mais aussi d’avoir un banquier un peu plus ouvert à la discussion.

Ce petit déjeuner fut une réussite grâce à la qualité des échanges – comme toujours pourrais-je écrire, d’autant plus facilement qu’ils sont alimentés par nos invités -, mais aussi grâce à la disponibilité et à l’ouverture du Chef.

Le prochain petit déjeuner se tiendra le 5 juillet à Aix-en-Provence.

Marc Low

* pour avoir eu l’occasion d’échanger avec lui précédemment

Cette fois on y est !

Nous avons procédé à l’inauguration de connect RH le 10 mai, dans le magnifique cadre du Pullman Marseille Palm Beach, conjointement avec notre partenaire Marc Fiori.

Thierry Billion, DRH Groupe de CMA CGM (qui représentait Véronique Saadé, Directrice Générale Adjointe de la Compagnie du Ponant, appelée à l’étranger) et Emmanuel Osti, Directeur Général du Groupe L’Occitane, avaient accepté les rôles de parrains des deux cabinets. Ils le firent avec brio et humour, nous les en remercions encore.

Près de 70 personnes nous ont fait l’honneur et le plaisir de participer à cette fête, à laquelle le soleil s’est aussi joint, se couchant sur une très belle mer. Au-delà des deux entreprises déjà citées nous avons pu accueillir des représentants de Véolia Propreté, du CEA, de la Caisse d’Epargne et du Crédit Agricole, de Point P, de la CCI de Vaucluse, de l’Olympique de Marseille, etc. D’autres qui ont dû se décommander nous ont fait part de leur amitié, merci notamment à Xavier Belleville, Directeur Général de la CCI de Région PACA.

Nous avons aussi voulu donner une dimension culturelle à cette soirée. La peintre Marie Riontino a créé une quarantaine de toiles pour l’occasion, exposées pendant les quinze jours qui ont suivi l’événement. Certains de ses tableaux ornent les murs du cabinet, notamment la série des regards (bientôt en ligne…).

Marie reviendra pour deux mois pleins en 2013 au Pullman. Nous communiquerons bien évidemment sur cette manifestation.

"les femmes et l'eau"